Kiko Ramírez : « Nous nous relèverons autant de fois qu'il le faudra »

Kiko Ramírez s'est présenté en conférence de presse avant la rencontre face au Real Jaén, qui se disputera ce samedi 12 septembre à 18h45 au stade Pinilla, pour la troisième journée de Primera Federación. L'entraîneur rojillo a décrit la semaine de travail comme une semaine « d'autocritique », en commençant par lui-même, « à chercher des pistes d'amélioration et à nous perfectionner encore pour être plus compétitifs ».
Cette révision a porté surtout sur la tactique individuelle. Sans dénigrer le Real Murcia, « qui a de très bons joueurs et qui est un très grand club », Ramírez a reconnu que « nous les avons rendus meilleurs », car après avoir analysé les actions « beaucoup d'entre elles peuvent être évitées avec un comportement différent, et nous y avons travaillé ». Il y voit une marge de progression : « C'est à cela que servent les entraîneurs. Maintenant, il faut que cela ne se répète pas ».
Il a parlé de l'adversaire avec respect. Le Jaén est une équipe « qui joue très bien au football », qui « a su tenir un résultat avec deux joueurs en moins » face à Huesca, qui « vient d'une montée très disputée » et qu'entraîne une vieille connaissance : « Il a été mon coéquipier, nous avons joué ensemble à Málaga ; il connaît très bien le club et compte trois ou quatre montées avec son Jaén ». Une équipe « à prendre très au sérieux », avec « une attaque très puissante », de bons défenseurs centraux qui « filtrent de très bons ballons » et l'envie d'avoir la possession.
Face à cela, le technicien a un plan clair à domicile : « Nous jouons à la maison. Tout ce qu'ils veulent faire, c'est à nous de le faire : prendre l'initiative, imposer le rythme de jeu et être intelligents dans les transitions ». Et il a rappelé l'objectif de fond : « Notre grand objectif passe par prendre le maximum de points possible dans les matchs à domicile. C'est une finale que nous devons jouer demain, et c'est là que nous devons nous montrer forts ».
Bonne nouvelle à l'infirmerie. « Ils reviennent pratiquement tous », a-t-il expliqué, sauf un joueur qui « la semaine prochaine commencera au moins à être dans le vestiaire, avec un travail individuel ». Il a toutefois précisé que les revenants ne sont pas « à 100 % » sur le plan musculaire et qu'il n'est pas conseillé qu'ils jouent quatre-vingt-dix minutes « par risque de rechute ». La différence par rapport à Murcie, a-t-il dit, c'est que « quand je regarderai le banc, j'aurai plus de joueurs ».
Au sujet de Mario Sesé, il a voulu être explicite : « Je suis très content de Mario Sesé. Il ne sort pas de l'équipe parce qu'il joue mal, il en sort parce qu'il y a une stratégie d'équipe ». Il a rappelé l'occasion qu'a eue l'attaquant à la Nueva Condomina : « S'il avait marqué, le match aurait été différent. Sur l'action suivante, ils ont fait 2-0 ». Et il a admis que, dans la préparation des matchs, « parfois ça marche et parfois ça se retourne contre toi ».
Interrogé sur ce dont l'équipe a besoin pour faire de Pinilla une forteresse, il a d'abord demandé le soutien des tribunes : « La première chose dont elle a besoin, c'est ce que nous avons eu au premier match : que les gens viennent, qu'ils soient avec nous. C'est une arme qui doit être vraiment la nôtre ». Puis, de la continuité : que les joueurs ayant rendu un bon niveau pendant soixante minutes « soient capables d'aller jusqu'à quatre-vingts ou quatre-vingt-dix », et qu'avec les changements « le niveau ne baisse pas ». Il a pointé la différence entre les deux mi-temps face au Real Madrid Castilla comme l'aspect à améliorer, et s'est réjoui qu'il y ait désormais « plus de compétitivité » à l'entraînement : « Les gens se jouent leur place et c'est une bonne chose ».
Son message aux supporters qui ont pu douter après la défaite à Murcie a été le plus ferme de la conférence : « Je leur dirais que nous allons nous relever autant de fois qu'il le faudra. C'est un combat où parfois on prend un revers et on te met au sol, mais tu dois te relever. Nous nous sommes déjà relevés, nous sommes prêts. Voyons si, au lieu de recevoir, nous pouvons donner ».
Il a conclu par un éloge du vestiaire et un aveu : « Je suis le premier à être touché après une défaite. Le matin, les céréales ne passent pas, et la seule chose qui règle cela, c'est de gagner un match ». Malgré tout, il s'est dit « privilégié » d'avoir « ces gamins qui vont tout donner. Vous allez le voir ». Il a rappelé que le calendrier n'a fait aucun cadeau — « nous avons eu le Real Madrid et Murcie, l'un est leader et l'autre deuxième » — et s'est montré convaincu pour la suite : « Je suis très content des gamins, ils ont très bien travaillé et ils vont progresser, absolument convaincu ».















