Kiko Ramírez : « Nous avons brisé la barrière du but, il faut maintenant briser celle de la victoire »

Kiko Ramírez s'est présenté devant les médias avant le match face à l'AD Alcorcón, qui se jouera ce samedi 10 octobre à 18h30 au Stade Pinilla, lors de la septième journée de Primera Federación. L'entraîneur des Rojillos a évoqué un adversaire en grande forme, l'état d'esprit du vestiaire, la nécessité de décrocher la première victoire et les absences de la semaine, et il a tenu à faire bloc autour de Sergio Moreno.
L'entraîneur a décrit Alcorcón comme une équipe « qui est en haut du classement, qui marque beaucoup et qui est très verticale », et qui arrive à Pinilla après une large victoire lors de la dernière journée. Face à elle, il a demandé de retrouver la même version du CD Teruel que contre la SD Huesca : « Ce doit être une équipe intense, et dès la première action, le message adressé aux équipes qui viennent ici doit être que ce match sera difficile ». Il a assuré avoir de bonnes sensations car l'équipe « est très concernée » et a lancé un appel aux supporters : « J'espère qu'ils viendront en masse, car ils sont très importants en ce moment. L'équipe a besoin de ce soutien ».
Il a décrit un vestiaire « avec de la rage, qui veut montrer que les choses vont changer », et a réaffirmé son engagement envers le groupe : « J'en suis convaincu, je suis avec eux. Je continue de dire que je suis à fond avec ce vestiaire ». Interrogé sur ce qui manque à l'équipe pour gagner, il a insisté sur la nécessité de ne pas baisser le niveau d'activation et de concentration face à des adversaires de grande qualité, et a rappelé le pas déjà franchi : « Il y a quelques semaines nous avons marqué un but, et la semaine dernière nous avons de nouveau marqué. Nous avons brisé cette barrière et il faut maintenant briser celle de la victoire. Cette équipe a besoin de gagner ». La recette, a-t-il expliqué, passe par limiter les erreurs, profiter de celles de l'adversaire et que l'équipe « se libère enfin ».
Concernant l'infirmerie, Kiko Ramírez a confirmé que Panagiotis Moraitis sera absent en raison d'une déchirure aux ischio-jambiers et que Sander Ballero n'est pas encore en état de jouer, même s'il espère le récupérer la semaine prochaine. Il a expliqué que les jeunes qui s'entraînent avec l'équipe première ne peuvent être intégrés qu'en tant que joueurs de moins de 23 ans et qu'ils peuvent aider en cas de suspensions ou de blessures, mais que la situation « c'est à nous, les autres, de la surmonter ». Il a reconnu qu'il y a peu de solutions en attaque —« il nous manque des joueurs, c'est une réalité »— et que son devoir est de trouver des solutions : « Le travail d'équipe passera avant tout ».
L'entraîneur a tenu à revenir sur la situation de Sergio Moreno après la célébration de son but à l'Ibercaja Estadio. Il a admis que l'attaquant s'était trompé, ce qu'il a qualifié d'« erreur légère », et a rappelé que le joueur a déjà présenté ses excuses publiquement. « Je suis ici pour défendre mon joueur », a-t-il affirmé. Il a souligné que Sergio Moreno « n'a jamais reçu de carton rouge, n'a agressé personne ni blessé personne : c'est un attaquant qui joue avec engagement », a regretté les insultes qu'il avait déjà reçues lors d'un précédent déplacement et a demandé du respect : « Celui qui s'en prend à Sergio, ou à n'importe lequel de mes joueurs, s'en prend à Kiko Ramírez. À partir de là, on tourne la page : que chaque équipe se batte pour ses objectifs, nous nous battrons pour les nôtres ».
Sur le plan défensif, il a expliqué qu'après avoir revu les matchs, beaucoup des buts encaissés auraient pu être évités, mais il s'est montré convaincu de la progression du groupe : « L'équipe progresse et va progresser encore beaucoup, parce que je le vois pendant la semaine ». Il a rappelé que le calendrier a réuni de grandes équipes en ce début de saison et a été clair sur l'état d'esprit : « Nous allons nous battre chaque dimanche et jusqu'au bout ». Il a également évoqué les moyens dont dispose le staff technique et les installations d'entraînement, dont le terrain synthétique doit selon lui être renouvelé : « Nous sommes ici pour essayer de faire grandir le club. C'est difficile, mais nous allons nous battre ».















