Kiko Ramírez : « J'assume ma responsabilité, mais je ne baisse pas les bras »

Kiko Ramírez s'est présenté en salle de presse de Pinilla après la défaite du CD Teruel face au Real Jaén (0-1) lors de la troisième journée de Primera Federación, un match décidé sur coup de pied arrêté. « Les défaites à domicile sont très dures », a commencé l'entraîneur rojillo, qui a résumé la rencontre en une action « étrange, un corner tiré à ras de terre », et en une sensation : « Nous ne trouvons pas la clé ».
Sur le but visiteur, Ramírez a reconnu ne pas avoir encore vu le ralenti : « Un corner à ras de terre qu'ils dévient et je ne sais pas comment il finit au fond. Il y a une erreur, sans doute au premier poteau, à ne pas surveiller ce ballon bas ». Et il en a tiré la leçon : « Les coups de pied arrêtés servent à cela. Nous avons tiré des coups francs et il nous a manqué de créer beaucoup plus de danger ».
L'entraîneur a expliqué que les changements ont été conditionnés par l'état physique de plusieurs joueurs. Andrés Borge, titulaire pour la première fois depuis sa blessure, « a eu 60 minutes, ce que recommandait le staff médical ; nous n'avons pas voulu prendre plus de risques », ce qui a obligé à replacer Joserra dans « une zone qui n'est pas la sienne », avec Relu par ailleurs averti. Le plan était de contrer la défense à trois de l'adversaire et un ailier qui « nous posait beaucoup de problèmes » en appariant les pistons, et c'est précisément là qu'est arrivé le but : « Quand les remplaçants allaient entrer, ils ont marqué. C'est la malchance ». Ramírez n'a pas esquivé la critique : « J'admets ma responsabilité, mais je crois qu'aujourd'hui je le referais ».
Le technicien a salué les phases de bon jeu, avec un ballon sur le poteau en première période et plusieurs approches, mais a insisté sur le prix des déconnexions : « Quand nous avons ces dix mauvaises minutes, l'adversaire en profite ». D'où son message au vestiaire : « Nous devons aborder tous les matchs à 200 %, pas à 100, physiquement et mentalement. Dès que tu baisses un peu la garde, on te met le but le plus bête ». Il a aussi pointé la tâche en suspens : « Il nous manque de trouver ce match où l'équipe marque et où nous pouvons travailler avec le score en notre faveur. À ce jour nous travaillons toujours avec le score contre nous, hormis le premier match ».
Interrogé sur la tactique individuelle évoquée avant le match, il l'a située dans les duels : « Quand un joueur fait bien, c'est parce qu'il gagne le duel. Aujourd'hui, beaucoup de joueurs de Jaén m'ont paru très bons, et ils nous battent dans ces duels. C'est là que je travaille et que je vais continuer à travailler ». Il l'a attribué à « un peu de tout » et, surtout, au vécu commun : « Jouer plus de matchs ensemble, mieux se connaître. Eux sont un bloc qui est monté l'an dernier et qui se connaît très bien ; nous faisons ce chemin ».
Devant, il a souligné que Sergio Moreno et Moraitis « ont joué ensemble pour la première fois en match officiel » et qu'il reconduira les deux : « Ce sont les deux attaquants de l'équipe. Moraitis nous convenait très bien parce que c'est un joueur de surface et Sergio est plutôt un dix qui se bat sur tout. Je crois que nous leur avons posé des problèmes ». De Borikó, entré en fin de match pour ses débuts, il a noté qu'« il a de la foulée, de la vitesse, même en jouant devant le latéral », et il a félicité Joserra : « Il a fait un grand travail à contre-pied, mais il a souffert. Les équipes le savent et nous pressent sur ce côté ».
Pour le public, il a eu les mots les plus sentis de la conférence : « Le public, dix sur dix. C'est ce qui me fait le plus de peine : ce qu'il en coûte d'amener les gens et ne pas pouvoir leur offrir une victoire à cause d'une déconnexion sur un corner ». À ses yeux, « Jaén a été trop récompensé. Par phases, ils ont très bien joué, mais trop de récompense, de mon point de vue ».
Et il a conclu par une déclaration d'intention : « Nous sommes abattus, moi le premier, et j'assume ma responsabilité parce que je suis l'entraîneur, mais je ne baisse pas les bras. Je vais continuer à travailler pour que cette équipe, au lieu de jouer vingt bonnes minutes, en joue cent s'il le faut. Nous savons que le chemin sera long et difficile. Nous devons nous relever une fois de plus. Il n'y a pas d'autre solution ».















